Avec Bonaparte et l’Egypte, l’Institut du monde arabe fait choix de présenter à son public une exposition qui associe deux mythes parmi ceux qui sont les plus profondément gravés dans notre inconscient collectif : celui de Napoléon et celui de l’Egypte pharaonique.
L’expédition lancée par le brillant stratège de la jeune République française tourna court. Mais elle laissa une trace profonde dans les deux pays. De la naissance en 1769 de Napoléon Bonaparte, le futur empereur, et de Muhammad Ali, le réformateur de l’Égypte, jusqu’à l’inauguration du canal de Suez un siècle plus tard, l’exposition-événement de l’Institut du Monde Arabe (IMA), en collaboration avec la région Nord-Pas de Calais, « Bonaparte et l’Égypte. Feu et lumières » en éclaire tous les aspects. Elle rectifie au passage quelques raccourcis et préjugés.
La fascination exercée par cette aventure historique tient à la personnalité et au destin de son chef, mais aussi au choc des civilisations, soldats et savants de France débarquant au pays des Pyramides et minarets ottomans. À travers 400 œuvres, pièces et documents, souvent inédits chez nous, l’exposition montre les faits d’armes, la vie au Caire, les ingénieurs et artistes français à l’œuvre, la naissance de l’Égyptologie, les débuts de l’orientalisme en Europe et de l’occidentalisation sur les rives du Nil.
Du 14 octobre 2008 au 29 mars 2009
A l’Institut du Monde Arabe
39, bd Saint-Germain, 75005 Paris
Du mercredi 10 septembre au lundi 6 octobre 2008
Vernissage le mardi 9 septembre à partir de 19h en présence des artistes. A l’occasion de ce vernissage les Souffleurs, commando poétique, murmureront des secrets aux visiteurs
Mosquées de Paris, exposition de photographies de Jean-Michel Riera et textes de Michel Deltombe.
Cette exposition rassemble 78 photographies en noir et blanc de Jean-Michel Riera accompagnées de textes inédits, inspirés des lieux représentés, du journaliste Thomas Deltombe. Mosquées de Paris propose un regard orginal sur les lieux de culte musulmans de la capitale. Regards croisés d’un photographe et d’un journaliste sur quelques uns de ces lieux de médiation, lieux d’échange et simplement lieux de vie que fréquentent des milliers de parisiens.
Mosquées de Paris, film documentaire de Jean-Michel Riera et Franck Hirsch (documentaire de 52 min (L5A3 PROD, 2008). Dans l’ombre de la Grande Mosquée de Paris, Paris compte une soixantaine de mosquées et salles de prière qui répondent tant bien que mal aux besoins des musulmans parisiens.
Comment fonctionnent-elles, comment sont-elles financées ? Quel rôle jouent-elles dans leur quartier. Les auteurs se sont attachés à apporter sur ces lieux un éclairage différent des représentations communes. Cette approche leur a ouvert les portes de lieux où les caméras sont rarement les bienvenues. De manière inédite pour certains, les responsables de ces mosquées les ont reçu et ont répondu à leurs questions.
Jean-Michel Riera est photojournaliste et réalisateur indépendant. Formé au Centre de Formation et de Documentation (CFD) en section photojournalisme ainsi qu’à l’agence Contact Press Images.
Thomas Deltombe, journaliste et essayiste. Il est diplômé de Sc Po Paris et titulaire d’un DEA d’histoire contemporaine. Auteur de “L’islam imaginaire : la construction médiatique de l’islamophobie en France (1975-2005)” aux éditions La Découverte (2005). Franck Hirsch est chef-opérateur son, ingénieur du son studio et réalisateur de librairies de bruitages. Il est également formateur à l’Ecole nationale de photographie d’Arles.
Plus d’infos
Institut des Cultures d’Islam 19/23, rue Léon, 75018 Paris France
Après une absence plus ou moins préméditée ce filou de FELLAG revient dans un nouveau spectacle. Le titre : “Tous les Algériens sont des mécaniciens ” Moh nous la joue a la Buster Keaton dans “le mécano de la générale ” (sans les cascades heureusement).
En gros c’est l’histoire d’un couple d’enseignants algérien à l’époque de Boumediene qui se retrouve au chômage après la loi sur l’arabisation. Pour subvenir aux besoins de sa famille, Salim ouvre un garage. À partir de cet ingédient Fellag se lache et tous les délires sont permis dans cette nouvelle aventure.
Au bled il suffit d’ouvrir le capot de sa voiture pour voir s’abattre sur votre moteur une dizaine de mécaniciens en herbe pour voir ce qui ne tourne pas rond là-dedans.
Pour Fellag “Le moteur d’une voiture est le seul endroit du pays où la démocratie s’exerce en toute liberté, égalité, fraternité. Chaque citoyen quelle que soit sa tendance politique ou religieuse est libre d’émettre, sans risque, son avis et le confronter à ceux des autres.
Vous pouvez être démocrate, apostat, islamiste, évangéliste, athée, hindouiste, scientologue, blanc, jaune, noir, un idiot international, un imbécile du Djurdjura ou un crétin des Alpes… devant un carburateur grippé, une batterie à plat, un radiateur qui fuit, la nature humaine renoue avec la fraternité originelle.” Ballak ya kho! ândak la masse fel pare brise ! Son spectacle démarrera en juin prochain aux Nuits de Fourvière (19 au 23 juin)
source : bledconnexion
Contre-courant. C’est certainement ce qui caractérise le travail de Mustapha Boutadjine. À l’inverse des idées reçues, à l’inverse des représentations conventionnelles…
Mustapha Boutadjine.
Né dans un quartier populaire, nommé « La Glacière» dans la banlieue d’Alger en 1952, deux années avant le déclenchement de la révolution algérienne. Après des études à l’Ecole des Beaux-arts d’Alger en Architecture d’intérieure, puis à Paris aux Arts décoratifs en Design de Produits. Ses études ont été consolidées à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne, en Esthétique et sciences de l’art. En 1979, il décide de retourner en Algérie , comme beaucoup de jeunes cadres de sa génération pour apporter leurs compétences et leurs talents à leur pays. Il a occupé le poste de maître-assistant, crée le département Design et fut nommé chef de ce même département.
Ressentir, pour mieux réfléchir :Denis Dailleux laisse parler son cœur pour mieux parler d’un pays qui lui est cher et nous donne à voir des photos de pure beauté, qui bousculent nos habitudes. Photographe reporter, il décrit le quotidien des égyptiens dans leurs joies et leurs souffrances en une trentaine de clichés, et nous raconte une ville qui est aujourd’hui sa terre d’asile, le Caire. Pierre Passebon a été séduit lors d’une rencontre fortuite par l’intensité et la force d’interpellation des clichés de Denis Dailleux.