Vendredi 14 novembre 2008 à 20H30
Dotée d’une voix mélodieuse aux vibrations fines, Beihdja Rahal a réussi le pari d’enregistrer, en un peu plus de dix ans de carrière, dix sept albums comportant les quinze modes andalous avec une première série de douze noubas. « Le nombre d’albums que j’ai sorti ne signifie pas que je détiens la totalité du patrimoine andalou, lequel est infiniment riche par ses textes, ses poètes et ses mélodies » confie-t-elle. Beihdja a toujours plaidé pour le respect de l’authenticité et de la structure originelle de la nouba pour la maintenir à son état « pur », sans modification ni déformation car, pour elle, la musique andalouse, de par ses trois écoles d’Alger, de Constantine et de Tlemcen (çanâa, malouf et gharnati), représente l’identité et la personnalité nationale. Un genre musical, selon elle, venu au Maghreb après la chute de Grenade.
Née en juillet 1962 à Alger, Beihdja suit des cours de mandoline puis de kwitra depuis son jeune âge au conservatoire de son quartier, El-Biar. Ses professeurs étaient Zoubir Kakachi et Mohamed Khaznadji. En 1982, elle intègre l’association El Fakhardjia. En 1983, feu Maître Abderrezak Fakhardji, la choisit pour interpréter une nouba complète dans le mode rasd eddil dirigée par le Cheikh Hamidou Djaïdir, lors d’un concert donné à l’opéra d’Alger, diffusé également à la télévision algérienne. En 1986, sous la présidence de Ahmed Sefta, elle fait partie des membres fondateurs qui créent l’association de musique andalouse Essoundoussia, tout en dispensant, par ailleurs, des cours de sciences naturelles dans un lycée après une licence en biologie. Elle est installée en France depuis 1992. Au Centre Culturel Algérien de Paris, elle dispense des cours de musique andalouse auprès d’enfants issus de l’immigration pour leur faire découvrir leur culture d’origine, car ils sont la relève de demain.Avec la précieuse collaboration de Saadane Benbabaali, professeur de littérature arabe à Paris III, spécialiste du mouwachah andalou. Saadane a signé la traduction en français de la plupart de ses albums édités en Algérie et en Europe. Ensemble, ils éditent un ouvrage « La plume, la voix et le plectre » aux éditions Barzakh, qui sera bientôt présenté au public parisien. Dans l’album Nouba Raml, que nous interprètera Beihdja Rahal en avant première au Centre Culturel Algérien de Paris, nous découvrirons un très beau poème d’Ibn Zeydoun, adressé à Wellada Bint Al Moustakfi.
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CENTRE CULTUREL ALGERIEN 171, RUE DE LA CROIX NIVERT 75015 PARIS
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