Sortie le 8 Octobre 2008
Placé par mesure de sécurité dans une famille d’accueil, Khamsa 13 ans, fugue pour retrouver le camp gitan qui l’a vu naître. C’est le début de l’été, avec les plongeons dans le chantier naval de l’Estaque, les parties de cartes nocturnes et les chapardages chez les voisins. Avec son cousin le nain Boyard, Khamsa achète un coq de combat. Ils rêvent de fortune et de liberté. En attendant il fait les quatre-cents coups avec Coyote son ami d’enfance.
Avec lui il rencontre Rachitique, un jeune Arabe d’une cité voisine. Très vite, le trio inconscient passe du vol de scooter au cambriolage de maison.
Il a beau embrasser sa petite main de Fatma qu’il porte toujours autour du cou, la protection et le bonheur qu’elle est censée lui apporter ne sont pas au rendez-vous…
Karim Dridi se prend très tôt de passion pour le cinéma et réalise dès l’adolescence plusieurs films Super 8. Décidé à faire du Septième Art son métier, il tente sa chance au concours de l’IDHEC, sans succès. Qu’importe, le jeune artiste se forme sur le tas en réalisant plusieurs courts métrages et films institutionnels.
En 1994, Karim Dridi signe son premier long métrage, Pigalle, chronique sombre et implacable du quartier parisien, présenté au Festival de Venise. L’année suivante, le réalisateur prend la direction des faubourgs de Marseille avec Bye-Bye, ou le destin contrarié de deux frères sur le point de rentrer au Bled. Le film remporte le Prix de la jeunesse à Cannes.
Pour Hors Jeu (1998), le metteur en scène fait un détour par la comédie, sans pour autant oublier ses préoccupations sociales. Il s’offre à cette occasion un casting de choix avec, dans leur propre rôle, Miou Miou, Michel Galabru ou Patrick Bruel. Les vedettes y sont pris en otages par un couple de comédiens dépassé par les évènements.
Karim Dridi s’essaye par la suite au documentaire avec le road movie Cuba feliz, hymne à Cuba et sa musique, avant de revenir à ses thèmes de prédilection, tels que l’intégration ou la vie dans les quartiers populaires. D’abord avec Fureur (2003), dans lequel il dirige Samuel le Bihan en ancien champion de boxe thaï épris d’une Asiatique du XIIIe arrondissement de Paris, puis avec Khamsa (2008), récit de la vie d’un jeune gitan marseillais
Tags: cinema maghrebin, karim dridi, khamsa
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