Dimanche 21 septembre 2008 à 18h00 – Humble et iconoclaste, un poète aux multiples facettes : tantôt Elho le dessinateur, tantôt Cheikh Sidi Bémol l’auteur compositeur, et tantôt tout simplement Hocine Boukella. Curieux du monde, il est tel un troubadour qui, au fil du temps, trace son chemin dans le paysage francophone, toujours fécond d’un germe créatif. La musique dépouillée se resserre autour d’un quatuor, basse, batterie et guitares pour s’aventurer plus loin dans les vibrations d’un rock bien ancré sur la terre de ses racines kabyles. Les mélodies collent à la peau dans une élégante gravité, émouvante voire chavirante. Un melhoun dans un écrin de rock où le chaâbi prend une tout autre dimension. Un subtil mélange de musiques traditionnelles distillé dans une acoustique version électrique. Hocine Boukella a la philosophie d’un blues algérois en balade parisienne oscillant entre deux terres qui portent l’esprit par-delà les frontières, entre Alger, Paris, ailleurs..
Pascale Yoko 25/01/2008
Après une absence plus ou moins préméditée ce filou de FELLAG revient dans un nouveau spectacle. Le titre : “Tous les Algériens sont des mécaniciens ” Moh nous la joue a la Buster Keaton dans “le mécano de la générale ” (sans les cascades heureusement).
En gros c’est l’histoire d’un couple d’enseignants algérien à l’époque de Boumediene qui se retrouve au chômage après la loi sur l’arabisation. Pour subvenir aux besoins de sa famille, Salim ouvre un garage. À partir de cet ingédient Fellag se lache et tous les délires sont permis dans cette nouvelle aventure.
Au bled il suffit d’ouvrir le capot de sa voiture pour voir s’abattre sur votre moteur une dizaine de mécaniciens en herbe pour voir ce qui ne tourne pas rond là-dedans.
Pour Fellag “Le moteur d’une voiture est le seul endroit du pays où la démocratie s’exerce en toute liberté, égalité, fraternité. Chaque citoyen quelle que soit sa tendance politique ou religieuse est libre d’émettre, sans risque, son avis et le confronter à ceux des autres.
Vous pouvez être démocrate, apostat, islamiste, évangéliste, athée, hindouiste, scientologue, blanc, jaune, noir, un idiot international, un imbécile du Djurdjura ou un crétin des Alpes… devant un carburateur grippé, une batterie à plat, un radiateur qui fuit, la nature humaine renoue avec la fraternité originelle.” Ballak ya kho! ândak la masse fel pare brise ! Son spectacle démarrera en juin prochain aux Nuits de Fourvière (19 au 23 juin)
source : bledconnexion
Du 9 novembre au 29 décembre 2007
5ème édition
22 soirées où le cirque, la musique et la danse font leur souk
Présentées par Sauvage Productions et La Lune Rousse.
Ça se passe quelque part entre Alger et Marrakech, Parc de la Villette, l’hiver parisien ne peut plus s’en passer, les publics les plus variés savent qu’on y respire la joie, la surprise … et la soupe à la coriandre ! Karim Ziad et Aziz Sahmaoui sont les « Maestro » de ces Folles Nuits Berbères. Ils y goupillent une formation à 7 à destination des doigts de pieds, leur articulation rythmique et leurs souplissement sensuel, et en avant la fantasia ! A leurs côtés, les B’net Houariyat, quatre femmes originaires de la région de Marrakech qui chantent et dansent sur des rythmes et des musiques traditionnels de leur tribu d’origine : l’Houara.
Il en arrive de partout : des acrobates marocains, des danseuses de toutes latitudes, une dresseuse d’assiettes à l’équilibre comme l’air, des mammas aux voix turquoises, une jongleuse qui fait tourner les têtes …
Il y a de la musique, on mange, on danse, c’est le souk !