Ou l’orientaliste malgré lui de Yassin Temlali
L’ouvrage s’ouvre sur un récit autobiographique dans lequel l’auteur raconte son enfance algérienne, rythmée par les psalmodies du Coran à El Hamel, une «zaouïa» de la région de Boussaâda que dirigeait sa famille. Soumis dans ce «phalanstère» soufi à un mode de vie quasi-monacal, il n’a eu de la guerre de libération (1954-1962) que des images fugaces. Il ne la découvrira qu’après sa fin: «Je me souviens de la première promenade dans les propriétés de la famille. Il y avait des fosses partout, des cadavres déterrés par les chiens et, devant la porte des écuries, des flaques de sang noir qui mettront des années à disparaître. L’indépendance c’est la voix de Françoise Hardy mais aussi les images de tous ces paysans égorgés par le FLN.»
Yassin Temlali
(24/10/2008)
L’Orient après l’amour», Mohamed Kacimi, Actes Sud, 2008. Prix en France : 19 euros.
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